Le thème du Printemps 2010 : Les filles du bord de mer
2 693 kilomètres de côtes, sans compter les innombrables découpures qui, additionnées, porteraient cette longueur à près de 5 500 kilomètres ”, ces chiffres relevés par Michel Brochard1 sont le kilométrage exact des côtes qui bordent la France. Des régions qui longent la Méditerranée à celles de la façade atlantique jusqu’à la Mer du Nord en passant par la Manche, le jardinier de bord demer doit savoir composer avec trois éléments redoutables envers les plantes : le sable, le sel et le vent. Les trois pouvant se conjuguer !
Côté ouest, les choses se compliquent. Le vent semble y souffler plus fort et plus souvent, les étendues sablonneuses peuvent s’y déployer à l’infini. Quant au sel, il est omniprésent : transporté par les embruns il s’accroche au sol, aux feuilles et aux tiges des plantes, aux pierres et aux toitures. En plus du sable, les sols constituent à eux seuls une mosaïque où se côtoient terres acide et argileuse, calcaire et de bruyère2. Autant de contraintes qui transforment le jardinier en spécialiste ès “ jardin de bord de mer ” et de sa flore spécifique dont les plantes endémiques.
Venu depuis la lointaine Floride, le Gulf Streamapporte de la douceur et permet l’implantation de certaines belles exotiques.Une attention particulière sera apportée aux végétaux originaires de Nouvelle-Zélande. Beaux, grands, fleuris, ils ont déjà conquis les jardins du littoral atlantique où ils retrouvent des conditions proches de leur milieu naturel. La plupart des plantes capables de se développer au bord de la mer sont les bienvenues dans les jardins “ continentaux ” si ce n’est que des problèmes de résistance au froid sont à considérer avant toute plantation. Enfin, pour les loups demer loin de l’Océan, quelques plantes bien choisies leur permettront de recréer l’idée d’un jardin de bord de mer !















