Pour le néophyte, le « vrai » bulbe a tout de l’oignon acheté chez le marchand de primeurs. Pourquoi aime-t-on les bulbes ?
D’abord il y a « l’objet » en lui-même, mystérieux, qui tient dans le creux de la main sans rien délivrer de ses secrets. Pas besoin de prévoir un transport particulier, non, quelques sachets et la moisson est faite de ce qui deviendra pots et potées enchanteurs (jacinthes), tapis fleuris au pied des arbres ou animateurs des couvre-sols (crocus, fritillaires, narcisses…), bordures éclatantes (iris, tulipes, alliums…) ou sublimes stars (lys, glaïeuls…) d’un massif selon les espèces choisies.
En pleine terre, deux saisons de plantations : le printemps pour les bulbes qui fleuriront à la fin de l’été et à l’automne ; l’automne pour les bulbes qui fleuriront en hiver, au printemps et une partie de l’été.
En hiver, crocus, perce-neige (Galanthus), narcisses, muscaris, iris bulbeux, jacinthes (Hyacinthus), nivéoles (Leucojum), fritillaires, tulipes botaniques se chargent de réveiller le jardin puis de l’animer jusqu’aux beaux jours.
Au printemps, le trio narcisses, tulipes, fritillaires joue les prolongations que relayeront les aulx d’ornements (Allium) et certains scilles (Scilla).
L’été consacre les sublimes Cardiocrinum, lis (Lilium), notholirion, Jacinthe du Cap (Galtonia candicans)… qui se distinguent par leurs grandes tailles et leurs floraisons spectaculaires souvent délicieusement parfumées.
L’automne s’annonce et avec lui les floraisons des bulbes plantés au printemps : Rhodophiala, eucomis, nérines… et crocus qui s’accordent voluptueusement aux jours qui raccourcissent, au soleil tempéré, aux feuillages d’ors avant le sommeil hivernal. |